Australie : Emploi et Contrat de travail

Conditions du contrat de travail

Les conditions de travail sont fixées par des "sentences", conventions collectives centralisées au niveau fédéral. Cependant, le contrat de travail écrit n'est pas obligatoire.

Pour un contrat de travail à durée indéterminée, vous devez vous procurer le formulaire d'immigration permanente n° 47 et satisfaire au "Test des points" afin d'obtenir le visa de travail (examen de votre expérience professionnelle, de votre âge, de votre connaissance de la langue anglaise et de l'importance de votre patrimoine).

Pour un contrat de travail à durée déterminée, il vous faudra obtenir l' "independant executive visa", valable 2 ans et renouvelable une fois. Lors d'un transfert d'une société française vers une filiale ou une succursale en Australie, vous devrez obtenir l' "executive visa" (visa de dirigeant), valable 4 ans et renouvelable une fois. Pour les personnes hautement spécialisées, le "specialist visa" vous permet de partir travailler pour une période de 2 ans renouvelable une fois.

  • Durée du travail : 40 heures par semaine.
  • Le repos journalier : temps de repos minimum, 11h/jour.
  • Congés payés légaux : 4 semaines par an avec une prime équivalente à 17% du salaire. Ces primes augmentent avec l'ancienneté.

Pour plus d'information sur le droit du travail en Australie, contactez le Ministère du Travail (Ministry of Employment, Workplace Relations and Small Business).

Contenu du contrat de travail

Le contrat de travail peut être oral, écrit, ou partiellement écrit. Pour qu'il soit légal, il faut qu'il y ait le consentement des deux parties, l'intention de créer une obligation réciproque, et un objet au contrat.
L'employeur peut accorder un salaire supérieur à celui défini par les conventions collectives ou les conventions de branche, mais non un salaire inférieur.

Il est important de vérifier attentivement le contenu du contrat de travail, notamment :

  • L'identification des parties
  • Le lieu de travail et la durée du contrat (avec ou sans période d'essai et de quelle durée),
  • Le montant de la rémunération globale annuelle
  • Les avantages accordés (logement, voiture de fonction…)
  • Le régime de prévoyance, de chômage et de retraite selon les modalités de chaque pays
  • La durée des congés
  • La prise en charge des frais de déménagement à l'aller et au retour, ainsi que les frais d'installation ou de départ
  • La prise en charge du voyage aller et retour pour vous même et votre famille, ainsi que les voyages en France pour les congés ou pour des raisons familiales (maladie, décès…)
  • La prise en charge des frais de scolarité des enfants
  • Les conditions de rupture du contrat
  • Le lieu de signature du contrat, ainsi que la législation du travail applicable.

Rupture du contrat de travail

Les cas de rupture du contrat de travail sont les suivants :
  • Non respect d'une formalité substantielle du contrat
  • Licenciement du salarié
  • Volonté commune des parties
  • Décès du salarié
  • Dissolution de l'entreprise
  • Démission du salarié

Il existe, en Australie, deux procédures de licenciement :

  • Le licenciement pour motif économique. En ce cas, une indemnité forfaitaire est perçue tenant compte de l'ancienneté.
  • Le licenciement individuel

ATTENTION !!!
En Australie, chaque Etat a son système de règlement des conflits de travail. Cependant, en règle générale, les parties en conflit doivent passer en tentative de conciliation devant la Commission des relations industrielles avant de transmettre le litige à la Cour des relations industrielles.


Pour plus d'information, vous pouvez vous adresser au Ministère du travail.

CONSEIL

N'oubliez pas que les Australiens sont prioritaires en ce qui concerne les emplois disponibles. N'hésitez pas à démontrer à votre employeur potentiel que vous êtes indispensable à l'entreprise !

Les secteurs porteurs

Voici une liste non exhaustive des activités ayant le meilleur potentiel d'embauche et des nombreuses opportunités concernant tous les secteurs du marché australien qui est mature et très ouvert :
  • Tourisme (serveur, cuisinier, moniteur de ski ou de rafting)
  • Hautes technologies (nouvelles technologies, informatique)
  • Comptabilité/audit
  • Assurances
  • Télécommunications
  • Traduction
  • Marketing/vente
  • Santé/aide sociale
  • Coiffeur
  • Technicien en réfrigération et air conditionné
  • Ingénieur
  • Infirmière

Le savoir-faire français en matière d’infrastructures devrait permettre à la France de gagner des parts de marchés sur ce secteur où les besoins sont nombreux.
Les secteurs des biens d’équipements, des produits semi-finis, des biens de consommation, de l’environnement et de la franchise peuvent être considérés comme porteurs. Citons par exemple les appareils médicaux, les médicaments, les produits liés à l’automobile (accessoires et entretien).
Enfin, d’un point de vue géographique, l’Australie joue de plus en plus souvent le rôle de plate-forme d’accès aux marchés asiatiques pour les entreprises européennes.

Investissements français : 300 filiales
Principaux investisseurs français : Accor, Air Liquide, Alstom, Aventis, Axa, Bénéteau, BNP Paribas, Chargeurs, Club Med, CMA CGM, CDC (Egis, Transdev), Cogema, Eurocopter, Gemplus, Hachette, Infogrammes, JC Decaux, Lab Servier, L’Oréal, Pechiney, Oberthur, Pernod Ricard, PSA, Publicis, Renault, Sanofi Synthélabo, Schneider Electric, Société générale, Sodexho, Suez, Thales, Turbomeca, Veolia,…