Japon : Emploi et contrat de travail

Ne songez même pas à partir si vous n’avez pas de contrat de travail en poche ou une inscription universitaire ! France-Expatriés détaille ici les organismes d’aide à l’emploi, vous indique où et comment trouver un travail ou un stage et vous renseigne sur les profils les plus recherchés.

Conseils pratiques

Le Japon est la deuxième puissance économique mondiale. C’est un pays dynamique qui connaît une période difficile suite à la catastrophe de Fukushima (récession économique de -0,9 % en 2011). Mais l’Archipel présente de nombreuses opportunités et des marchés à conquérir pour les entreprises. Actuellement premier pays en terme de dépôts de brevets et de licences, il est un partenaire incontournable pour les industries de pointe. Le Japon est un État de droit qui offre des règles claires en matière de pratiques capitalistiques et d’emploi. Les échanges économiques franco-japonais demeurent déséquilibrés, le taux de couverture des importations françaises par les exportations se situant à environ 67%. Le Japon est le deuxième partenaire économique de la France en Asie après la Chine depuis 2003, son 11ème fournisseur, son 14ème client et son 9ème déficit commercial en 2009. Les exportations françaises vers le Japon ont diminué depuis 2008 en raison du ralentissement de l’économie mondiale, de même que les importations françaises en provenance du Japon, ce qui a conduit à une réduction de notre déficit commercial à 3 mds euros en 2009 (contre 7,3 mds en 2000). Les produits pharmaceutiques sont désormais notre premier poste d’exportation, devant l’habillement, le cuir et les chaussures, puis le vin. L’archipel est la première destination des investissements français en Asie, et cette réussite tempère la persistance de notre déficit commercial. Le stock des investissements directs étrangers français au Japon atteignait fin 2009 15,2 mds USD, ce qui fait de la France le troisième investisseur derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas (et devant le Royaume-Uni et l’Allemagne), avec une forte composante industrielle et financière. Le flux des IDE en 2009 est lié en grande partie aux opérations d’entreprises françaises déjà présentes au Japon, qui ont saisi les opportunités de fusion-acquisition. La réussite de l’alliance entre Renault et Nissan, pari au départ risqué, a marqué le public japonais. Renault demeure aujourd’hui le premier investisseur français au Japon, suivi d’AXA et de BNP Paribas. Le nombre des implantations françaises au Japon s’est stabilisé autour de 400 entités en 2009. L’Archipel, très institutionnalisé et moderne, présente tous les avantages des pays développés (services publics, infrastructures de transport, sécurité), notamment au sein des grandes agglomérations de Tokyo et Osaka. Le taux de chômage s’élève à 4,5 % en février 2012. À noter qu’à partir de 2007, la première génération du baby-boom (née à la fin des années 40) est partie en retraite, soit 2 millions de personnes par an.

Les secteurs porteurs

C’est dans les secteurs de pointe que vous aurez le plus d’opportunités. Les activités ayant le meilleur potentiel d’embauche sont les NTIC ou nouvelles technologies de l’information et de la communication (logiciels, électronique grand public, télécommunications, commerce électronique), les biotechnologies et nanotechnologies (pharmacie, agroalimentaire, chimie-environnement), la santé, l’environnement (traitement des déchets, recyclage, énergie solaire) et l’automobile (nouvelles technologies). Dans les entreprises françaises implantées au Japon, les postes susceptibles d’être offerts aux Français se situent en particulier dans le commerce (marketing, communication, etc.) et la gestion (audit, informatique, secrétariat, etc.). La majorité de la population active travaille dans le secteur tertiaire (68 %). Le secteur industriel représente tout de même une part importante de l’emploi (28 %). Les entreprises cherchant à s’implanter au Japon doivent d’abord cibler leur approche géographiquement selon leur projet commercial. Voici les secteurs ayant un impact majeur dans les régions ciblées :
  • Kyūshū (Fukuoka) : environnement, pneumatique.
  • Chūgoku (Hiroshima) : industrie, environnement.
  • Shikoku : santé, bien-être, environnement.
  • Kansai (Ōsaka) : biotechnologies, industrie, TIC, énergie.
  • Chūbu (Nagoya) : industrie, biotechnologies.
  • Kantō (Tōkyō) : industrie, biotechnologies, TIC.
  • Tōhoku (Sendai) : TIC, santé, industrie, environnement, énergie.
  • Hokkaido (Sapporo) : biotechnologies, TIC.

Trouver un emploi

Il est indispensable de préparer au mieux son expatriation en cherchant un emploi à distance plutôt que sur place, ce qui peut être long et hasardeux. La politique de « brain drain » enclenchée par le Japon (accueil d’employés étrangers dans le but d’internationaliser l’économie du pays) attire de plus en plus de Français pour cette destination. La recherche d’emploi dans une entreprise française est le plus facile, mais exige de parler anglais et, de plus en plus, japonais. Vous devrez également justifier d’une spécialisation supplémentaire (écoles d’ingénieur ou écoles de commerce). La recherche d’un employeur japonais est plus ardue : il convient de maîtriser parfaitement la langue japonaise. Le meilleur moyen est d’activer vos relations, nouées par exemple lors de colloques ou de conférences. La forme du CV japonais diffère du modèle occidental : il s’agit d’un formulaire de 4 pages disponible dans les papeteries et que l’on remplit à la main (la photo est obligatoire). Il n’existe pas de visa de travail pour le Japon. La réglementation japonaise définit 27 titres de séjour différents correspondant à un ensemble d’activités autorisées (cadre, enseignant, etc.) ou à un statut personnel particulier donnant droit à séjourner dans le pays (conjoint ou enfant de ressortissant japonais, etc.). Chaque statut de résidence est limité dans le temps (le plus souvent 6 mois, 1 an ou 3 ans) et définit donc la période de validité du visa. À l’exception des titres de séjour « visiteur temporaire » (valable 3 mois pour les Français entrant au Japon sans visa) et « activités culturelles », tous les statuts de résidence permettent de travailler sous diverses conditions. Depuis 1999, le visa "Vacances Travail / Working Holiday" permet aux personnes de 18 à 30 ans de découvrir le Japon tout en exerçant une activité salariale pour une durée d’un an, non renouvelable. Cellules emploi-formation : La cellule emploi-formation de la Chambre de commerce et d’industrie française au Japon (CCIFJ) assure la mise en relation des demandes d’emploi (petites annonces en ligne) et des offres émises par les entreprises membres. Le Comité consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle de Tōkyō (CCPEFP) met en contact des Français à la recherche d’un emploi avec des entreprises françaises ou japonaises dans l’Archipel. Il publie un bulletin mensuel regroupant les demandes et offres d’emplois, de stages et de VIE. Internet : Cette solution est financièrement plus intéressante qu’une annonce dans un quotidien ou le recours aux services d’une société de placement. Voici quelques sites Internet de recherche d’emploi :
  • www.asia-net.com (en anglais ; permet de déposer votre candidature)
  • www.careercross.com (disponible en anglais)
  • www.careerforum.net (disponible en anglais)
  • www.daijob.com (disponible en anglais)
  • www.disco-careerjapan.jp
  • www.ecareer.ne.jp - www.froma.com
  • www.gaijinspot.com (site spécialisé dans l’enseignement)
  • www.jobdragon.com (disponible en anglais)
  • http://jobs.hudson.com/jp (en anglais)
  • www.tokyoconnections.com (site en anglais, spécialisé dans l’enseignement et la restauration)

Journaux et magazines : Les journaux et magazines en japonais ou en anglais proposent également un service de recherche d’emploi. Voici les sites Internet d’annonces des principaux quotidiens et magazines :

  • www.japantimes.co.jp/jobs/start_e.html (The Japan Times)
  • http://kyujin.nikkei.co.jp (Nihon Keizai Shimbun)
  • https://jobs.gaijinpot.com (Metropolis)
  • www.tokyonoticeboard.co.jp (Tōkyō Notice Board)

Agences publiques de recrutement : Plus de 600 agences publiques de recrutement du réseau "Hello Work Information Plaza" (www.hellowork.go.jp) accompagnent les personnes dans leur recherche d’emploi. Deux bureaux à Tōkyō et Ōsaka sont ouverts aux étudiants et aux étrangers résidant au Japon, avec des interprètes permanents en quatre langues (anglais, chinois, espagnol et portugais). Organismes de recrutement : Un certain nombre d’organismes aident les étrangers dans leur recherche d’emploi au Japon : www.hdo.co.jp (Borgman HDI ; maîtrise du japonais nécessaire) www.jacjapan.co.jp (JAC Japan) Agences d’intérim : Les agences spécialisées dans l’intérim recrutent des salariés et les envoient dans une entreprise pour un travail précis et temporaire. L’intérim peut être envisagé comme une période d’essai dans la perspective d’un recrutement à un poste à durée indéterminée. Voici la liste des principales agences d’intérim compétentes au Japon :

  • www.adecco.co.jp/index.html (Adecco Career Staff)
  • www.pasona.co.jp (Pasona)
  • www.staffservice.com (Staff Service)
  • www.tempstaff.co.jp (Temp Staff)

Le Volontariat International en Entreprise (VIE) : Cette formule permet aux entreprises françaises implantées au Japon de confier à un jeune Français (jusqu’à 28 ans) une mission professionnelle pour une durée de 6 à 24 mois. Contact : www.ubifrance.fr/vie.

Trouver un stage

Les arubaito désignent les petits boulots, jobs d’étudiants ou emplois temporaires au Japon. Rémunérés à l’heure, ils ne vous assurent pas de couverture sociale et ne vous permettent pas d’obtenir un visa de travail. Si vous maîtrisez le japonais et êtes en possession d’un visa vous permettant d’exercer une activité rémunérée, la plupart des arubaito vous sont accessibles (serveur, vendeur, etc.). Différents sites à consulter : www.adecco.co.jp (Adecco Japan) www.tempstaff.co.jp (Temp Staff) www.manpower.co.jp (Manpower Japan). Les associations L’Association franco-japonaise pour les échanges de jeunes (AFJEJ) aide les étudiants désireux d’effectuer un stage dans l’un des deux pays. Les différents membres de l’AFJEJ ont accès à la base de données des candidats. L’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), réservée aux étudiants et jeunes diplômés en économie, gestion ou commerce (bac+3), les met en relation avec les entreprises étrangères. L’Association française pour les stages techniques à l’étranger (AFSTE) propose les même services aux étudiants en IUT ou écoles d’ingénieur. Le Centre d’information et de documentation pour la jeunesse (CIDJ) présente aux jeunes différents types de stage. Agences spécialisées dans le mannequinât basées à Tōkyō :
  • www.artscmodels.com (Arts C Models Inc.)
  • www.inagawamotoko.com (IMO Inagawa Motoko Office)
  • www.modelscouts.com (PARF)