Le logement

Rechercher un logement, l’acheter ou le louer, vendre le sien en France, le déménagement…
La gestion du logement est un casse-tête pour un expatrié. Voici de quoi y voir plus clair.

La recherche d’un logement est une de vos priorités. Cette démarche peut prendre du temps. De plus, en l’absence d’attestation de domicile (contrat de bail, quittance de loyer, quittance EDF), vous rencontrerez des difficultés dans vos autres démarches (inscription des enfants à l’école, établissement des papiers d’identité…). Le coût du logement peut être très différent de ce que vous connaissez à l’étranger. Le loyer représente souvent le tiers du budget d’une famille.

Quitter son logement

Quid de votre logement actuel ? Le vendre, le louer ? En faire sa résidence secondaire ? Quelques tuyaux qui vous éclaireront sur l’option à prendre… Avant une expatriation, savoir si vous allez garder ou non votre logement en France est une question plus qu’importante (nous ne vous rappellerons jamais assez l’importance de définir où se trouvera votre résidence fiscale). Vaut-il mieux garder un pied-à-terre disponible, vendre, louer ? Dans la balance, votre situation familiale et vos perspectives professionnelles pèseront au moins autant que la cote de l’immobilier…

I. Garder son logement en France

Tout d’abord, ne négligez pas l’aspect symbolique d’une vente de votre logement en France. Certes, celui-ci pèse moins que l’aspect économique mais sachez que garder un pied-à-terre est aussi un moyen de conserver un lien fort avec la France. Si vous décidez de le garder, mais de le laisser vacant, sachez toutefois que vous devrez acquitter une taxe d’habitation secondaire, plus élevée que la taxe d’habitation principale.

II. Vendre, ou louer

Deuxième cas de figure : vous décidez de ne pas garder votre logement à disposition.

Pour les locataires, la loi prévoit que le préavis de départ peut passer de trois mois à seulement un mois «en cas de mutation, de perte d’emploi ou de nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi». Dans tous les cas, n’omettez pas d’envoyer le courrier en recommandé avec AR.

Pour les propriétaires, les possibilités sont plus larges. Il faut que vous vous projetiez dans l’avenir : avez-vous prévu de revenir bientôt en France ou pas ? Pensez-vous être réaffecté dans votre ville d’origine ? La famille devrait-elle s’agrandir et si oui, le logement sera-t-il toujours assez grand ? Ces paramètres personnels se mêleront aux considérations fiscales et financières.

Si vous vendez votre logement avant votre départ, vous serez exonéré d’impôt sur la plus-value*. En outre, en tant que non-résident fiscal en France, vous ne serez en général imposable à l’ISF (Impôt sur la Fortune) que sur votre patrimoine immobilier : vendre votre logement peut donc vous permettre d'échapper à l’ISF.

Posez-vous néanmoins la question : est-ce le bon moment pour vendre ? Les prix fluctuent, et certaines périodes sont plus propices que d’autres… Il peut être préférable de louer durant votre expatriation si vous savez que vous allez revenir au même endroit. Il faudra cependant mandater quelqu’un pour gérer votre bien tant que vous serez éloigné. S’appuyer sur une personne de confiance est très important. Si vous ne pouvez pas mettre un parent à contribution, un administrateur de biens pourra vous représenter, chercher pour vous des locataires, vous adresser les loyers, faire procéder éventuellement à des réparations… Pour ses services, il touchera 5 à 10% des sommes encaissées (loyer + charges) ainsi qu’une commission sur les opérations spéciales (décision de travaux par exemple). Si vous voulez partir l’esprit vraiment tranquille, une assurance loyers impayés vous coûtera en plus entre 1,8 et 2,8% du prix du loyer.

Sur le plan financier, la mise en location est avantageuse : en tant que non-résident fiscal, vous bénéficiez d’allégements d’impôts sur vos revenus immobiliers – notamment un taux minimal d’imposition de 25%. En outre, vous n’avez pas de soucis légaux à vous faire pour récupérer votre habitation au retour. Ordinairement, un propriétaire doit établir un bail d’un an au moins, renouvelable tacitement, mais en tant qu’expatrié, vous pourrez déroger à cette règle et fixer le terme du bail en fonction de votre contrat à l’étranger : si vous partez travailler trois ans et quatre mois, vous pouvez louer d’emblée pour cette durée. En cas de retour impromptu, vous aurez droit de reprendre votre habitation, pour vous ou pour loger un membre de votre famille, moyennant un simple préavis de trois mois.

Reste à savoir si vous louez meublé ou non. Rares sont les grandes surfaces meublées louées à l’année. Cette solution vous permet néanmoins d’éviter le garde-meubles, de louer plus cher et de fixer en toute liberté le terme du bail (pour un meublé, ce sont les parties qui choisissent la durée).

*: pour déterminer s’il vaut mieux vendre votre logement tout de suite ou au retour d’expatriation, tenez compte de l’impôt sur la plus-value. En effet, si vous vendez votre habitation avant votre départ, les choses sont claires : vous serez exonéré de l’impôt sur la plus-value, puisqu’il s’agit de votre résidence fiscale. En revanche, si vous décidez de vendre au retour, elle ne sera plus considérée comme votre résidence principale, et vous devrez payer l’impôt sur la plus-value. A vous de calculer ce qui est le plus avantageux…

III. Les différentes démarches

Une fois tranchée la question de l’habitation, il va falloir résilier tous vos abonnements. Vous trouverez les coordonnées du service ad hoc sur votre dernière facture. Ayez une adresse à laisser pour recevoir la note du solde de consommation et gardez votre dernière facture à la main au moment d’appeler.

  • L’électricité et le gaz : Pour le gaz, il faut obligatoirement prendre rendez-vous une semaine à l’avance. Pour l’électricité, si le compteur a été vu par un agent dans les six derniers mois et si vous pouvez en relever vous-même les chiffres, tout peut se passer par téléphone : le jour de votre départ, appelez votre agence et donnez-lui les chiffres sur votre compteur. Sinon, prenez rendez-vous pour qu’un agent vienne relever le compteur.
  • Le téléphone : Appelez votre agence et donnez le montant exact de votre dernière facture, la ligne sera coupée quelques heures plus tard. Un message peut aussi être diffusé à votre demande sur votre ancienne ligne pour informer vos correspondants de votre déménagement (6 € les deux premiers mois, renouvelable un an).
  • L’eau : Si vous avez une facture à votre nom, contactez directement votre prestataire, sinon passez par votre propriétaire.
  • Les autres charges d’habitation : Résiliez vos assurances (de préférence en accusé avec AR) ou négociez leur transfert. Si vous vendez votre appartement, demandez un arrêté de comptes à votre syndic.
  • Les loisirs : Ce sont peut-être les résiliations qui vous demanderont le plus de temps (certaines ne se font qu’à la date d’anniversaire, d’autres exigent de longs préavis). Commencez bien à l’avance. Prévenez notamment bibliothèques, clubs de gym, associations ; suspendez ou transférez vos abonnements de presse (attention aux tarifs pour l’étranger) ; renvoyez la feuille d’identification au service de la redevance télévisuelle ; pensez à vos abonnements Internet et téléphone portable (attention si vous avez pris des contrats à long terme, vous ne pourrez peut-être pas vous désengager, dans ce cas l’astuce consiste à en faire profiter un ami) ; faites résilier l’abonnement au câble ou au satellite, etc.

Rechercher un logement à l'étranger

Voilà un travail fastidieux, qui vous demandera extrêmement de patience et un maximum d’organisation. Ce qu’il faut savoir et quelques pistes pour vous soutenir dans votre quête…

I. Quelques règles d'or 

Commencer à se renseigner depuis la France est judicieux : outre les indications de prix que vous trouverez dans les monographies par pays (disponibles, par exemple, à la MFE), vous ne perdez rien à consulter à distance les sites d’annonces sur internet. N’hésitez pas non plus à rejoindre les forums de discussion d’expatriés. Ils permettent eux aussi de se renseigner sur l’état du marché, notamment pour prévoir un pécule adéquat… ou pour trouver un Français sur le point de retourner dans l’Hexagone.

Négociez le versement d’une prime différentielle, en cas de loyers élevés, si vous partez avec votre entreprise notamment. En outre, une prime dite «de rideau», pour faire face aux premiers achats d’équipement, ou pour payer la caution, est souvent versée aux expatriés.

Une période pour s’installer est plus que bienvenue : si vous partez avec votre entreprise, tâchez de négocier deux semaines (ou plus) pour trouver un logement et procéder aux formalités.

L’époque de l’année à laquelle vous arrivez dans le pays peut être déterminante. Tâchez d’éviter une arrivée à Montréal en décembre, ou à Hanoï pendant la saison des pluies… Bien sûr, il faudra vous y accoutumer, mais le plus tard sera le mieux. Le choc du départ doit être amorti au maximum.

Fuyez les offres calibrées «expats», qu’on trouve notamment dans les journaux distribués dans les hôtels : vous risqueriez de payer très cher un logement juste un peu tape-à-l’œil. Emplacement, clarté, calme, budget, … A vous de choisir ! Parmi ces critères, la situation géographique du logement semble primordiale. Achetez des cartes de la ville et du réseau des transports, pour savoir si vous serez proche ou pas de votre lieu de travail, des écoles, des commerces, des lieux culturels…

II. Quelques pistes pour trouver un logement

La première piste qui vous vienne à l’esprit n’est autre que celle des petites annonces. Il existe pourtant d’autre manière de trouver, et ce plus efficacement, un logement à l’étranger. Si vous avez par exemple l’opportunité d’être mis en relation avec la personne qui vous a précédé sur le poste, demandez s’il est possible de récupérer son logement.

Le bouche à oreilles et les relations sont très utiles. Enfin, n’hésitez pas non plus à aller fouiller dans les petites annonces affichées dans les centres culturels, associations et lieux d’accueils français (accueils de la FIAFE). Vous pouvez également aller au consulat pour voir les annonces déposées par d’autres expatriés sur le départ… La perspective de s’installer tout le temps que dure votre mission à l’hôtel n’est pas recommandable. Moins coûteuse pour l’employeur, elle incite l’expatrié à manger constamment dehors ou se nourrir de sandwich, et lui donne le sentiment de ne pas être chez soi.

L’agence de relocation, comme VIP COMFORT trouve pour vous un logement correspondant à vos critères. Elle s’occupe des branchements divers. Les démarches sont les mêmes : vous remplissez un cahier des charges, dans lequel vous exprimez vos souhaits. L’agence fait une sélection de logements susceptibles de vous intéresser, que vous visitez. Le tarif de la prestation varie en fonction des agences et de la destination : il faut compter en moyenne entre 2 500 € et 3 000 €.

L’opportunité de la colocation n’est pas à écarter (surtout pour les étudiants), dans le cadre notamment d’une expatriation dans les capitales européennes (Madrid, Londres, Rome). L’échange d’appartements, «l’investigation sur place» sont d’autres alternatives aux petites annonces. Enfin, si les petites annonces n’ont pas fonctionné, il reste évidemment les agences immobilières, moyennant commission, bien sûr. En France, certaines d’entre elles ont signé des partenariats avec des agences présentes dans votre pays d’accueil.

III. Electricité, eau, téléphone, banque...

Entre raccordements, formalités bancaires, équipement de la maison, l’installation matérielle peut prendre plusieurs mois : patience et soutiens extérieurs finiront toujours par vous faire triompher. Pour ceux qui s’expatrient aux Etats-Unis, au Japon ou en Australie, ne vous méprenez pas ! Ce n’est pas parce que votre pays d’accueil est un pays dit développé que vous aurez moins de problèmes que ceux qui partent pour l’Afrique ou le continent asiatique. Délais importants, choix limité, négociations interminables, difficultés diverses pour l’ouverture d’un compte bancaire, … En vérité, il faut compter six mois pour être parfaitement installé. Qui plus est, la barrière de la langue peut venir compliquer une situation qui l’est déjà suffisamment. Si vraiment votre niveau de langue contrarie vos démarches, vous pouvez toujours faire appel à un guide-interprète local. L’appui de vos connaissances ou de votre entreprise pourra vous être utile, notamment auprès des banques…

S'installer

Tout sur votre déménagement, le courrier, … et vos amis les animaux ! Certes, la majorité des entreprises financent le déménagement de leurs salariés expatriés. Reste qu’elles prévoient un plafond au cubage transporté : il est donc important de trier ce qu’il est vraiment bienvenu d’emporter. Nous vous livrons aussi des astuces pour que le déménagement et le passage en douanes se passent bien.

I. Que prendre ?

Les expatriés sont unanimes : il ne faut pas prendre le minimum sous prétexte de réduire les coûts de déménagement. Pour beaucoup, il est essentiel d’emporter avec soi des choses auxquelles on tient, même bénignes, qui contribuent au sentiment d’être chez soi une fois sur place. En revanche, pour tous les objets usuels (ustensiles de cuisine, commodes, lits, etc.), c’est totalement inutile. Certains pays obligent néanmoins d’emporter ces objets du fait de la vie chère sur place. Mais en fait, avant une expatriation, il sera toujours bon de faire quatre tas de ses biens :

A. Débarrasser 

​Il y a d’abord ce dont on ne veut plus ou dont on n’a plus l’usage : vêtements, livres, meubles… Pour les choses trop abîmées : poubelle (pensez à trier les éléments recyclables) ; pour les autres, quatre destinations : les associations caritatives – jouets, vêtements, meubles, les proches, les brocanteurs ou les petites annonces.

B. Revendre 

Il y a ensuite ce qu’on pourrait garder, mais qui ne sera utie ni à l’étranger ni au retour : dans la plupart des cas, l’électroménager et les meubles ordinaires. Une machine à laver par exemple voyage mal, vieillit vite en garde-meubles et ne sera pas forcément raccordable à l’étranger (renseignez-vous sur les voltages et les prises électriques) : mieux vaut en racheter une sur place. Songez aussi qu’un lit deux places, c’est 2 m3 à transporter. En général, pour cette catégorie de biens, donnez ou revendez par petites annonces.

C. Mettre de côté

Le troisième groupe est fait de tous les objets qu’on aime et qu’on utilisera au retour, mais qui sont trop fragiles ou encombrants pour être transportés (meubles de famille, dossiers, objets délicats…). Là, il faudra organiser un déménagement de repli vers les amis, la maison de campagne ou le garde-meubles. A propos du garde-meuble, le meilleur conseil est d’aller visiter les locaux. La qualité de l’emballage, la température, la surveillance, la possibilité d’accès (procuration) sont essentiels pour un dépôt de plusieurs années. Vérifiez bien les exclusions de garanties. L’inventaire des biens n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé.

Il faut compter 5 € par mètre cube stocké par mois, à quoi s’ajoutent :

  • une assurance (environ 0,5% de la valeur déclarée) - des frais d’entrée et de sortie, proportionnels à la manutention nécessaire
  • et souvent, le coût du déménagement de vos biens par le garde-meubles.

Rappel : sont interdits de garde-meubles : armes à feu, végétaux, matières dangereuses, bijoux et monnaies. A déconseiller : électroménager, objets précieux. Soyez méticuleux sur l’emballage !

D. Emporter

Ici, on mettra les objets nécessaires introuvables ou très chers à l’étranger. Et dans ce domaine, l’utile ne doit pas faire oublier l’agréable. N’hésitez pas à contacter des expatriés sur place : ils sauront vous dire ce qu’il manque sur place. Inutile par exemple de chercher un clavier azerty en Chine.

II. Votre déménageur 

Evidemment, la clé du déménagement est le choix du transporteur. Pour cela, quelques conseils :

  • faites marcher le bouche à oreille, écoutez les amis, mais aussi votre entreprise et votre éventuel prédécesseur à l’étranger ;
  • choisissez de préférence une société qui a l’habitude de travailler avec votre pays d’accueil : un établissement de Maghreb est tout indiqué pour le Maghreb, moins pour la Scandinavie ;
  • vérifiez que la société est membre de réseaux internationaux. L’AFDI (Association Française des Déménageurs Internationaux) compte une soixantaine d’adhérents et est elle-même affiliée à la FIDI (Fédération Internationale des Déménageurs Internationaux) qui regroupe, elle, près de 800 entreprises ;
  • assurez-vous que le déménageur a bien reçu le label ISO 9002 ou la certification FAIM (FIDI Accredited International Mover) ;
  • demandez si l’entreprise possède un correspondant bien identifié à l’étranger ;
  • comparez trois devis (gratuits) de sociétés capables de venir évaluer le volume de visu. Faites jouer la concurrence !

III. Les 10 règles d'or pour un déménagement réussi

  1. Dès que vous êtes sûr de partir, occupez-vous du déménagement : trois mois avant le départ, prenez contact avec les entreprises pour des devis et réservez l’élu deux mois à l’avance. En règle générale, on recommande la livraison à domicile et la prise en charge par le déménageur des formalités douanières.
  2. Lors de la visite, faites tout inspecter, de la cave au grenier. Le devis doit préciser noir sur blanc le lieu de départ et d’arrivée, les dates d’exécution, le volume et la valeur du mobilier, les prestations et le mode d’acheminement choisi, les services au départ et à l’arrivée, le prix. Le fait de signer le devis engage les deux parties.
  3. Divisez vos biens : l’urgent (vêtements et objets de première nécessité) prendra l’avion, le reste la voie lente. Les biens précieux comme les bijoux doivent voyager avec vous.
  4. Pour diminuer les coûts, vous pouvez démonter, remonter et emballer vous-même les meubles et objets robustes (livres par exemple). Mais vous ne serez alors pas assuré en cas de dommage. Raison de plus pour faire des cartons solides, bien identifiés et bien remplis.
  5. Le groupage permet aussi de faire baisser les coûts : dans ce cas, le transporteur attend que plusieurs clients déménagent vers une même zone pour faire un seul voyage. Vous ne connaissez donc pas à l’avance la période de livraison, ce qui demande de la souplesse sur vos dates de départ et votre confort à l’arrivée. Un bon transporteur doit cependant vous tenir informé de la situation etorganiser un placement temporaire de vos biens en garde-meubles(inclus dans le prix). Même pour un groupage, la livraison à domicile et la prise en charge des formalités douanières sont possibles – et recommandées.
  6. Débranchez tous les appareils, verrouillez leurs parties mobiles (tambour de lave-linge, têtes de lecture des magnétoscopes), ôtez tout ce qui est accroché aux murs et plafonds.
  7. Sachez qu’à l’international, la souscription d’une assurance dommages n’est pas une option. Elle seule peut couvrir un manquement à la responsabilité contractuelle basique du transporteur. Des manquements pas si rares pour les longs trajets.
  8. Le contrat de déménagement comporte trois documents : le devis, les conditions générales de vente et la déclaration de valeur. Remplissez bien la déclaration de valeur – en estimant à la fois la valeur globale des biens et celle de chaque objet dépassant le seuil fixé à l’avance par le déménageur. Emportez les factures de vos biens. La lettre de voiture, indispensable, est le bon de livraison : vous devrez la signer au départ et à l’arrivée.
  9. A l’arrivée, vérifiez l’état du mobilier et des cartons fragiles en présence du chef d’équipe. Attention, la mention «sous réserve de déballage» n’a aucune valeur juridique ! Portez, le cas échéant, des réserves détaillées sur la lettre de voiture et empressez-vous de transmettre votre réclamation : vous avez trois jours seulement pour confirmer votre plainte, en lettre recommandée avec AR.
  10. Si vous n’êtes pas livré à domicile, dépêchez-vous d’aller chercher vos biens au hangar pour éviter les frais d’entreposage et les dommages – car il vous sera difficile de mettre en cause une entreprise locale.

IV. Coûts et délais

Planifiez l’envoi de vos bien : les nuits d’hôtel coûtent cher. Selon l’AFDI, il faut compter, à titre indicatif :

  • 6 à 8 semaines pour l’Asie
  • 4 semaines pour l’Amérique du Nord
  • 5 semaines pour l’Afrique
  • 8 semaines pour l’Australie
  • 1 semaine pour les proches pays d’Europe
  • 3 semaines pour les pays d’Europe de l’Est
  • 4 semaines pour la Russie

Quant au prix, prévoyez :

  • de 250 € à 300 € par mètre cube pour Tokyo (8 500 € pour les 30 m3 d’un 3-4 pièces)
  • de 200 € à 250 € par mètre cube pour la côte est des USA (7 000 € pour un 3-4 pièces)
  • 150 € par mètre cube pour l’Europe (environ 4 500 € pour un 3-4 pièces).

Quant au taux d’assurance (en pourcentage de la déclaration de valeur), il représente :

  • 1,5% pour l’Europe
  • 2,5% pour un transport maritime
  • 3% pour les pays à risques.

V. La douane

99% des Français n’ont que des biens courants, qui ne posent pas de problèmes. S’expatrier signifie cependant que vos biens vont devoir passer au minimum deux frontières.

Nous exposons ci-dessous les grandes lignes des procédures, mais il faudra de toute manière vous renseigner soigneusement pour éviter d’emporter des objets prohibés et vous épargner des tracas en douane. Dans la quasi-totalité des déménagements internationaux, c’est de toute manière le transporteur qui s’acquitte des démarches…

Pour un déménagement de biens personnels, les procédures des douanes françaises sont réduites, à condition qu’il s’agisse d’objets ordinaires.

Pour un déménagement à l’intérieur de l’UE, le transfert de biens ordinaires n’entraîne aucune formalité d’exportation.

Pour un déménagement vers un pays hors UE, il suffira que vous établissiez un inventaire détaillé, signé et estimatif de vos biens, et que vous puissiez prouver le transfert de votre résidence : contrat de travail, visa, ou encore certificat de changement de résidence délivré par la mairie de votre domicile. L’inventaire de vos biens sera visé – de préférence à chaque page – par les douanes françaises. Gardez soigneusement ce document pour faciliter la réintroduction de vos effets en France.

Quel que soit le pays d’accueil, certains objets restent cependant soumis à des formalités particulières :

  • sont de toute manière interdits de sortie de territoire : les stupéfiants et les contrefaçons.
  • sont soumis à déclaration d’exportation : les armes de 1re et 4e catégories, les matériels à double usage civil et militaire (plus courants que l’uranium enrichi, certains logiciels, matériels de mesure et armes de chasse et de tir sportif), les œuvres d’art, l’or, les espèces menacées de la flore et de la faune
  • les sommes, titres et valeurs d’un montant au moins égal à 7 600 € doivent également être déclarés, au plus tard lors du passage de la frontière, quelle que soit votre destination… Vous devrez prouver leur origine.

L’arrivée dans le pays d’accueil : importer ses biens Dans l’UE, les Etats n’exigent aucune formalité d’importation – sauf pour certains objets spéciaux (armes et munitions, espèces menacées de la faune et de la flore…), pour lesquels il faudra obtenir une autorisation d’importation avant le départ. Consultez le consulat.

Hors UE, chaque pays à sa réglementation douanière, même s’il existe une convention de Kyoto, qui règle les problèmes douaniers au niveau mondial. Pour la majorité des Etats, un principe se dégage : la franchise des droits pour les immigrants qui viennent travailler localement. Cela signifie que vous n’aurez le plus souvent pas de taxes à payer si les biens que vous importez ont déjà été utilisés (pas d’objets neufs) et si vous êtes légalement autorisé à séjourner dans le pays. Idem au retour : pas de taxes après un an passé hors UE, si vos biens vous appartiennent depuis six mois au moins.

Au rayon des objets à éviter en général, l’alcool et le tabac qui sont rarement les bienvenus à l’importation. Proscrivez aussi les vecteurs de maladie : aliments, plantes, sol, sable… Plus spécifiquement, les pays musulmans interdisent les contenus licencieux. Mais d’autres réglementations sont tout à fait surprenantes : pour Singapour par exemple, n’emportez ni chewing-gum, ni disques ou cassettes audio ou vidéo, ni briquet, ni disquettes informatiques. Autant dire qu’il est indispensable de se renseigner sur la législation précise de son futur pays d’accueil.

VI. Le cas du véhicule

Si vous emportez votre véhicule à l’étranger, vous devrez présenter la carte grise à la douane française afin de permettre sa réimmatriculation à l’étranger. Elle sera barrée en diagonale, revêtue du cachet des douanes et de la mention « Véhicule exporté le… par le bureau de douane de… » Mais ce n’est pas tout !

Il faudra qui plus est acquitter des droits et des taxes sur le véhicule. L’Afrique est assez coutumière de ces pratiques. Sans compter les exigences de mise en conformité de la voiture : au Canada ou aux USA par exemple, le véhicule n’est pas taxé, mais il n’a pas le droit de circuler tant qu’il n’est pas immatriculé localement, et donc mis aux normes.

Aussi vaut-il peut-être mieux laisser le véhicule dormir en France, et en racheter en France…

VII. Le cas des animaux

L’expatriation va être l’occasion de prouver à votre animal que vous l’aimez vraiment ! La procédure peut être longue. Dans tous les cas, l’animal doit avoir plus de trois mois, être identifié (tatouage ou micro puce) et vacciné contre la rage.

Commencez par appeler le plus tôt possible le consulat ou l’ambassade de votre pays d’accueil pour connaître sa législation puis la DDSV (Direction départementale des services vétérinaires) la plus proche pour connaître toutes les démarches des pays sourcilleux : l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne et l’Australie, entre autres. Pour cette dernière, comptez de six mois à un ans et près de 17 étapes.

Pour les pays moins difficiles, une semaine avant le départ, rendez-vous chez le vétérinaire, qui vous délivrera un certificat international de bonne santé, prouvant que tous les vaccins sont à jour. Allez ensuite à la DDSV pour faire valider ce certificat…

VIII. Faire suivre son courrier

Il existe deux formules pour faire suivre votre courrier. Dans les deux cas, La Poste vous offre 20 cartes postales dispensées d’affranchissement pour que vous donniez votre nouvelle adresse.

A. La réexpédition définitive

Pendant six mois, La Poste enverra quotidiennement à votre nouvelle adresse tous les courriers et colis reçus à votre ancien domicile. Pour utiliser ce service, munissez-vous d’une pièce d’identité et rendez-vous dans un bureau de poste (le vôtre de préférence : la demande sera traitée plus vite) au plus tard cinq jours ouvrables avant la date souhaitée du début de la réexpédition. Attention : la demande devra être signée par tous les membres du foyer concernés. Le service coûte 18,29 € quel que soit le pays de destination. En outre, les courriers affranchis à plus de 46 centimes seront surtaxés à l’arrivée (y compris les publicités, etc.).

A noter :

le service peut être renouvelé une fois gratuitement si vous ne changez pas d’adresse à l’étranger et si vous en faites la demande au cours du cinquième mois. Dans ce cas, conservez précieusement le formulaire de réexpédition que vous avez signé.

B. La réexpédition ponctuelle

Si vous avez un proche qui accepte de vous envoyer régulièrement votre courrier, La Poste propose aussi des enveloppes de réexpédition gratuites pour l’étranger. Les courriers affranchis à plus de 46 centimes seront néanmoins surtaxés au départ. L’avantage est que l’on ne vous transmettra que les plis importants.

Adresses utiles et annexes

Toutes les adresses qui vous seront nécessaires pour mener à bien les démarches administratives qui vous attendent...

I. Rechercher un logement

A. Un logement dans le secteur privé 

Pour louer ou acheter un logement, consultez les petites annonces dans les quotidiens ou les journaux spécialisés :

* De Particulier à Particulier : www.pap.fr

* La Centrale des Particuliers : www.lacentrale.fr

Vous pouvez aussi vous adresser aux agences immobilières de la localité où vous allez résider. Pour connaître leurs adresses, vous pouvez écrire à :

  • La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM)

27 bis, avenue de Villiers

75017 PARIS

Tel : 01 40 53 73 50

@ : www.fnaim.fr

  • aux organismes ayant un département immobilier pour la location :

AGF

12, Bld de la Madeleine

75009 PARIS

Tel : 01 44 86 20 00

  • GAN

22-28 rue Joubert

75009 PARIS

Tel : 01 5507 38 00

  • Société centrale immobilière Caisse des dépôts et consignations (SCIC)

6, place Abel Gance

92100 BOULOGNE-BILLANCOURT

Tel : 01 46 94 42 83

B. Un logement HLM 

Consultez le site www.logement.equipement.gouv.fr rubrique “Adresses utiles”.

II. Prêts et aides

Renseignez-vous auprès de l’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement), et de leur site internet : www.anil.org, rubrique « Le guide du logement ». Vous pouvez également visiter les sites suivants :

www.caf.fr (CAF : Caisse d’allocations familiales)
www.logement.equipement.gouv.fr
L’ADIL 75 (Association départementale d’information sur le logement) peut vous donner des conseils et des renseignements concernant l’élaboration de plan de financement pour acquérir votre logement, le contrat de location, le calcul de l’APL et de l’allocation logement, les procédures visant à régler les contentieux de voisinage ou de propriétaire-locataire, etc.

ADIL 75 46 bis Bld Edgar Quinet 75014 PARIS Tel : 01 42 79 50 34

 

III. Le déménagement

Besoin d’aide pour votre déménagement ?

Consultez le site d’Immostreet : www.immostreet.com. Ci-après, les coordonnées de l’AFDI et de la FIDI :

AFDI 73-83, avenue Jean-Lolive 93108 MONTREUIL-SOUS-BOIS Tel : 01 49 88 61 40 . @ : www.csdemenagement.fr
FIDI 69, rue Picard B5 1080 BRUXELLES BELGIQUE Tel : 32 2 426 51 60 @ : www.fidi.com
Concernant la douane :

www.douane.minefi.gouv.fr
www.wcoomd.org/ie/fr/fr.html (règlementations douanières internationales)
Investissements immobiliers :

Accompagner les Expatriés dans la réalisation de leurs projets immobiliers :

Analyse des besoins (Location, Acquisition, Vente, Gestion)
Pré-sélection de photos des biens correspondant à vos besoins
Assistance commerciale et administrative pour votre projet Contactez Hugues de NOIRON au 01.40.07.90.90 Compagnie Immobilière La Boétie - 6, rue de La Boétie - 75008 - Paris.

IV. Envoyer tous vos documents rapidement en toute sécurité

Pour toutes vos démarches telles que votre déménagement à l’étranger, les papiers pour le visa ou pour votre futur emploi vous aurez besoin d’envoyer certains documents importants dont il faut obligatoirement les originaux. Ces envois importants doivent être sécurisés.

Ces derniers ne doivent être ouverts que par leur destinataire. DHL Express propose des solutions tout à fait adaptées à vos besoins et attentes.

 

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Vous pouvez déposer votre document en agence (jusqu’à 20 heures) mais aussi demander un enlèvement dans le lieu de votre choix. Ils pourront ainsi partir le jour même.

 

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V. Comment bénéficier de cette offre ?

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  • Programmer l’enlèvement de votre colis en ligne. Vous pouvez aussi le déposer dans une boutique ou une agence DHL. Localisez les agences proches de chez vous sur www.dhlenvoi.fr/agences
  • Imprimer votre étiquette d’expédition puis collez-la sur le colis.

Une fois votre colis pris en charge par DHL Express, vous pourrez le suivre à l’aide de l’outil en ligne sur www.dhlenvoi.fr et par notifications SMS

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