Banque et Patrimoine

L'implantation des banques françaises à l'étranger, l'ouverture d'un compte bancaire, les transferts d'argent, la gestion de votre patrimoine et les produits dédiés aux expatriés.

Ne négligez pas ces aspects lors de votre expatriation, grâce à la Société Générale vous êtes accompagné dans la gestion de vos biens.

La Banque

La question du compte bancaire est une des priorités des expatriés. Pouvoir disposer de son argent à tout moment et dans les meilleures conditions est non seulement appréciable mais indispensable.

Les grandes banques françaises, au travers de leurs succursales à l’étranger ou de leurs réseaux de correspondants, sont amenées à gérer en France des comptes de non-résidents. Les prestations sont à peu près similaires mais les coûts eux sont variables.

I. Les banques françaises

La plupart des grandes banques françaises ont mis en place des unités pour les non-résidents. Elles sont assez bien implantées à l’étranger ; ainsi, la BNP est présente dans 80 pays et le Crédit Lyonnais, avec ses 800 points d’implantation, couvre 70 pays. 

Généralement, ces banques traditionnelles s'adressent en priorité aux entreprises ou aux salariés des grandes entreprises françaises. D’autres ont misé sur l’utilisation d’un réseau de correspondants, c’est le cas de la Banque Transatlantique qui en comptabilise 230 dans le monde entier, spécialement choisis pour leur capacité à suivre et à accueillir la clientèle des particuliers. Les équipes de ces unités doivent pouvoir vous donner les indications nécessaires quant aux choix et aux décisions à prendre avant, pendant et après le séjour.

Exemple :

Votre compte en France devient, au moment de l’installation à l’étranger, un compte de non-résident vis-à-vis des autorités françaises. Votre banquier doit vous en informer et en modifier les caractéristiques. Il va de même vous faciliter l’ouverture d’un compte dans le pays d’accueil. Généralement, les deux comptes sont utilisés par la plupart des expatriés :

  • Un compte dans le pays d’accueil, où est versé une partie du salaire, servant à régler les dépenses sur place. Ce compte est généralement en devise locale ou en devises fortes (Dollar, Euro…)
  • Un compte dans le pays d’origine, alimenté par tout ou partie du salaire et qui servira à régler les dépenses en France et à constituer une épargne pendant la phase d’expatriation. Ce compte est, le plus souvent, conservé en euros.

Une fois votre compte ouvert, il faut l’approvisionner et l’utiliser pour vos règlements et vos placements. Pour ce faire, le virement est la forme la plus simple et la plus rapide en principe. Pour les banques qui disposent de filiales ou de succursales à l’étranger, il est préférable de les utiliser afin d’accélérer la réception des fonds. Pour celles qui utilisent des réseaux de correspondants, comme la Banque Transatlantique, les fonds peuvent être transférés sous 48 heures. Il faut, dans tous les cas, examiner avec soin les frais et la fiabilité des opérations.

Pour l’utilisation des fonds, il faut savoir que, pour les comptes dans le pays d’accueil, la banque sur place vous délivrera chéquier et carte de crédit selon des modalités très différentes. Ainsi, en Grande-Bretagne, il faut attendre environ six mois avant l’obtention d’une première carte. En ce qui concerne le compte situé dans le pays d’origine, vous pouvez utiliser vos fonds par le biais d’une carte bancaire internationale qui vous permettra, selon le type de carte que vous possédez, de bénéficier de prestations plus ou moins étendues (prélèvements plus importants, couverture des frais médicaux, etc.). Là encore, votre banquier français doit vous renseigner.

II. Les transferts d'argent

Depuis le 1er janvier 1990, il n’y a plus de restriction sur les sorties de fonds de France. Le salarié a le droit de transférer à l’étranger les sommes désirées. Toutefois, il se doit de les déclarer à partir d’un certain montant. Si le virement est fait par une banque, c’est elle qui procédera aux déclarations. En revanche, si l’expatrié se charge du « transfert physique », c’est à lui de faire la déclaration auprès du Service des Douanes au moment du passage de la frontière. Oubli ou omission volontaire peuvent coûter cher : les sommes transférées peuvent être confisquées !

Si les transferts de France vers l’étranger ne posent aucune difficulté, il peut ne pas en être de même pour les virements de l’étranger vers la France. En effet, les banques semblent fâchées avec les virements transfrontaliers. Ouvrir un compte dans un pays étranger pose moins de problèmes que d’envoyer ou de recevoir de l’argent. Il faut compter en moyenne une semaine pour l’arrivée d’un virement.

Quant au coût du transfert, il représente le quart de l’opération quand ce n’est pas plus ! Si vous voulez que le bénéficiaire du virement perçoive un montant net, n’oubliez pas de le préciser au banquier. Prêtez une attention particulière au délai et au montant des commissions que votre banque retient.

Vous allez bénéficier d’un statut privilégié pendant votre séjour à l’étranger, car certains de vos placements, en France, seront exonérés de l’impôt sur les revenus ou les plus-values. Il faut en tenir compte, pour l’orientation de votre épargne, au même titre que pour vos projets futurs, l’éventualité ou la certitude d’un retour. Votre banquier doit, à ce niveau aussi, vous fournir toutes les indications pour optimiser la gestion de votre épargne.

Le Patrimoine

Même si les pratiques ne sont plus aussi attractives que dans le passé, travailler à l’étranger se traduit souvent par des avantages salariaux non négligeables : primes d’expatriation, avantages en nature…

Pendant le séjour à l’étranger, l'expatrié bénéficiera d’une capacité d’épargne accrue, qui en fera donc un épargnant courtisé. Il convient d’en profiter avec prudence. Car si travailler hors de France ouvre de nouvelles possibilités en ce domaine, cela complique aussi les problèmes à traiter. Le patrimoine d’un expatrié ne se gère pas comme celui de l’épargnant ordinaire.

I. Un exercice périlleux

Gérer un patrimoine est une activité pluridisciplinaire qui exige de celui qui s’y livre d’être à la fois juriste, financier, fiscaliste, spécialiste de l’immobilier... une complexité naturelle encore accrue par l’expatriation.

II. Une offre nombreuse et variée

De très nombreux organismes proposent leurs services : banques, conseillers en gestion de patrimoine, associations d’épargnants, compagnies d’assurances. La masse des produits n’a de limite que leur imagination. L’expatrié devra choisir parmi quatre types de produits :

  • les produits financiers : SICAV, fonds de placement...
  • l’assurance-vie : du produit standard au contrat sur mesure,
  • l’immobilier : en direct ou par des Sociétés Civiles de Placements Immobiliers,
  • les produits défiscalisés.

III. De nouvelles possibilités

Pour les placements, certains pays sont plus « tranquilles » que d’autres. L’expatriation va permettre de profiter de nouvelles opportunités offertes par différentes législations étrangères qui en amélioreront la rentabilité : fiscalité inexistante, secret bancaire …

Sachez toutefois que le secret bancaire est rarement un atout pour l'expatrié de base. En général, lorsqu'il rentre en France, il utilisera son argent pour acquérir des biens matériels (immobilier, voiture...). Pour ces expatriés-là, les placements offshore sont en général des miroirs aux alouettes. Les avantages fiscaux réservés aux non-résidents français sont déjà bien suffisants puisqu'il y a souvent exonération totale.

Une période de travail à l’étranger peut influer directement sur la constitution de votre épargne et la gestion de votre patrimoine. Il est impossible de donner une quelconque orientation standard car chaque situation, chaque patrimoine, présente des particularités.

Un conseil demeure valable pour tous : le patrimoine d’un expatrié ne se gère pas comme celui de l’épargnant ordinaire. Seul un expert peut vous apporter des réponses efficaces et personnalisées et faire profiter pleinement des possibilités du nouveau statut. Aussi, n’hésitez pas à faire appel à un spécialiste !

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