Suisse : Emploi et Contrat de travail

Conseils pratiques sur place

Pour travailler en Suisse, il faut impérativement obtenir un permis de séjour. C’est l’employeur qui en fait la demande. Il doit pour cela prouver qu’il n’a pas trouvé en Suisse le profil recherché et qu’il nécessite la venue d’un travailleur étranger. Il est donc déconseillé de vouloir trouver un poste dans un secteur trop bien représenté dans le pays helvète. Les domaines dans lesquels vous avez le plus de chance d’être recruté sont l’informatique, la médecine, le BTP, l’hôtellerie, la restauration et les banques. Il existe plusieurs types de permis de séjour :
  • Le permis A donne le droit à un Français de travailler au maximum 9 mois de l’année en Suisse avec l’obligation de séjourner 3 mois, consécutifs ou non, hors du territoire helvète. Cette autorisation de travail s’applique essentiellement aux saisonniers et n’est valable que dans le canton concerné. Les membres de la famille ne peuvent venir en Suisse que dans le cadre d’un séjour touristique.
  • Le permis B autorise son titulaire à séjourner et travailler toute l’année en Suisse. Il n’est valable que pour le canton où il est émis et il doit être renouvelé tous les ans. Le conjoint de l’employé peut résider en Suisse mais ne peut y exercer une activité, sauf s’il obtient un titre de séjour. Au bout de 5 ans, le Français titulaire du permis B peut le transformer en permis C.
  • Le permis C autorise l’établissement de son titulaire pour une durée indéterminée en Suisse. Le Français peut ainsi se déplacer et changer de travail librement au sein du canton. Son conjoint a automatiquement le droit à un permis B, transformable en permis C au bout de 5 ans de travail ininterrompu.

Les salaires sont 30 à 50% plus élevés qu’en France : à partir de 3 800 CHF net (2 590 € environ) pour une secrétaire et 4 500 CHF net (3 065 € environ) pour un cadre débutant.

Le plus souvent, ce sont les conventions collectives qui fixent les conditions de travail en Suisse (salaire minimal, temps de travail, etc…). Lorsque vous traitez avec votre employeur, le contrat de travail manuscrit doit impérativement fournir ces informations.

 

Identité de l’employeur et de l’employé
Lieu de travail
Date et durée du contrat
Fonction et catégorie de l’employé
Montant de la rémunération et périodicité de versement
Durée du travail journalier
Délais de préavis et de congés payés
La convention collective applicable (s'il y a lieu)

Rupture de contrat de travail

Le principe de la liberté de résiliation est inscrit dans le droit du contrat de travail suisse : chaque partie contractante a en principe le droit de résilier le contrat de travail sans fournir de motifs (art. 335 CO). Sur demande, la résiliation doit cependant être motivée, la résiliation déploie cependant son effet indépendamment du fait que cette obligation soit satisfaite ou non. En Suisse, il n’est pas obligatoire de signifier les résiliations et l’employeur n’est pas non plus tenu d’adresser un avertissement préalable. De plus, la forme dans laquelle la résiliation est prononcée ne joue aucun rôle. Une résiliation par voie orale est donc également valide, sauf si une autre forme a été explicitement convenue.

Les secteurs porteurs

Les secteurs qui recrutent sont tous ceux qui font appel à une main d’œuvre très spécialisée dans des branches comme l’industrie ou la recherche. Hôtellerie, restauration et métier de la santé, quant à eux, souffrent d’une véritable pénurie de main d’œuvre. Vous n’aurez donc aucune difficulté à trouver un emploi dans ce domaine surtout si vous parlez couramment l’anglais.