Liban : santé et protection sociale

Les soins médicaux

La plupart des hôpitaux que vous trouverez au Liban, sont des structures privées, qui sont très bien équipées et particulièrement moderne. Une grande majorité des hôpitaux publics ont énormément souffert de la guerre, et ceux ayant survécu ont des normes beaucoup moins strictes. Viennent s’ajouter aux hôpitaux du pays, quelques 700 dispensaires qui sont des structures indépendantes de l’Etat, et qui se trouvent divisées entre des organisations gouvernementales et des centres de santé. Ils sont construits avec l’aide internationale pour reconstruire, grâce notamment et en grande majorité de fonds arabes.

 


Les écarts sont importants entre le niveau des équipements de ces structures et des hôpitaux publics. Quant à la qualité des soins, les médecins sont présents en grand nombre et leur réputation est d’envergure internationale. Ils parlent aussi couramment français et anglais, aucun problème ne se posera si vous avez besoin de soins médicaux.

 

Malgré cela, le système de santé au Liban, est un ensemble de réalités qui ne collaborent pas pour faire de ce système un des plus avancé. En matière de protection sociale, le Liban n’est pas très développé, 58,2% des ménages ne possèdent pas de couverture médicale qu’elle soit privée ou professionnelle. Il faut ajouter à cela que l’information sanitaire est quasi inexistante. Toutefois, 85% des frais d’hospitalisation sont couverts par l’Etat et ce depuis 1963, les libanais ne disposant pas de couverture sociale peuvent donc tout de même avoir un accès aux soins. Il faut alors trouver un hôpital public qui a la capacité d’accueillir les personnes malades. Les structures privées sont rendues inaccessible en raison de leurs coûts trop élevés pour beaucoup de nationaux. Cet accès au soin réduit n’est qu’amplifié par une répartition inégale des hôpitaux sur le territoire, ils sont en grande majorité concentrés dans et autour de la capitale. Pour tout expatrié, une assurance santé est indispensable pour bénéficier d’une protection sociale au Liban. Les hôpitaux privés ou publics demanderont donc systématiquement une preuve d’assurance pour le paiement des factures.

 

Les deux établissements les mieux réputés sont : l’Hôtel Dieu à Beyrouth et l’Université américaine tous deux dans la capitale. Si vous souhaitez de plus amples informations, rendez vous sur le site du ministère de la santé libanais.

Les médicaments et vaccins

Il n’existe pas d’obligation pour un français se rendant au Liban, si vous êtes bien entendu, en provenance de France ou d’un pays de l’Union Européenne Il est tout de même important de vérifier que vos vaccins « classiques » sont à jour. Prenez en compte les informations ci-dessous.
  • Tétanos-Polio : indispensable
  • Diphtérie : si possible
  • Hépatite A : une dizaine de jours est nécessaires pour acquérir la protection de ce vaccin. Le rappel est à faire entre six et douze mois pour une protection de dix ans.
  • Typhoïde : ce vaccin peut être important si vous souhaitez vous expatrier, pour un simple passage au Liban, le risque est moindre.
  • Hépatite B : le risque est quasi exclusivement lié aux rapports sexuels sans préservatif et aux contacts avec le sang, une prévention non vaccinale est donc possible.
  • Rage : pour certains endroits au Liban, le vaccin contre la rage peut être justifié. De manière plus générale, évitez tout contact avec les animaux errants. si toutefois vous vous faisiez mordre, sachez qu’un vaccin complémentaire vous sera fait, même si vous êtes déjà vacciné.

Il n’y a pas de paludisme au Liban.

 

Pour toute information supplémentaire, contactez votre médecin généraliste, ou bien le centre de vaccination international de votre région, ou encore un service spécialisé comme le centre de vaccination d’Air France (payant, sans rendez vous, ouvert de 9h à 18h du lundi au vendredi et de 9h à 17h le samedi). 

 

Afin de lutter contre la turista (qui est modéré et bénigne au Liban dans la plupart des cas) évitez de consommer des plats préparés et mangés froids dans un deuxième temps (viandes, poissons peu ou mal cuits, fruits déjà épluchés...).

L’eau étant stockée en citerne dans le haut des immeubles, sa qualité dépendra des soins qui sont apportés au contenant, si l’eau est exposée pendant une durée trop longue à la chaleur ou à une forte teneur en métal, des dérangements intestinaux sans gravité peuvent être provoqués.

 


ATTENTION !!!

Pour plus de sécurité, faites bouillir l’eau avant de la boire, elle sera assainie. Il n’y a aucun problème quant à l’eau des douches ou des toilettes.


 

De manière générale, consommer plutot de l’eau en bouteilles (l’eau en bouteille libanaise est fiable, quelques exemples de marque : Rim, Sohat, Sannine, Tannourine...). De petits systèmes de purification de l’eau sont particulièrement efficaces. Pour les pastilles décontaminantes, elles peuvent, à défaut de mieux, avoir une efficacité partielle. Si une diarrhée survient, le plus important est de boire. Emportez quelques médicaments contre ce genre d’aléas, ils peuvent s’avérer utiles ! Pour finir, pensez à emporter une protection solaire et un répulsif contre les insectes.

L'organisation du système de protection sociale

  • Le code de sécurité sociale libanais date de 1963 et comporte quatre branches qui devaient petit à petit être mises en application.
  • Actuellement, seulement trois des quatre branches sont en vigueur : ce sont les allocations familiales datant du 1er mai 1965, les indemnités de fin de service depuis le 1 novembre 1965 et enfin, la branche traitant des maladies et de la maternité qui a été mise en application le 1er février 1971. Le quatrième volet est toujours attendu, et concerne les maladies professionnelles ainsi que les accidents du travail.
  • La sécurité sociale est régie par l’article 9 du même code, déterminant les personnes pouvant bénéficier des dispositions accordées par l’article. Pour les étrangers possédant un permis de travail et travaillant régulièrement sur le territoire libanais, la loi prévoit une égalité de traitement pour la sécurité sociale et différentes dispositions, assujetties aux dispositions du code.

Les cotisations : 

  • L’article 46 du code de sécurité sociale détermine les personnes pouvant bénéficier des allocations familiales. L’épouse légitime résidant au foyer et n’exerçant pas d’activité rémunérée, et de chaque enfant à charge jusqu’à leur 16 ans ou 15ans s’il consacre tout son temps aux études, mais aussi de chaque enfant infirme sans limitation d’âge, et de chaque fille célibataire non salariée jusqu’à 25ans révolus.
  • Une partie des allocations familiales sont à charge de l’employeur à hauteur de 6% sur le salaire versé à concurrence de cinq fois le salaire minimum, en sachant que le montant perçu par le salarié ne peut excéder 225 000 (décret n° 5103 du 24 mars 2001).

Le rapatriement

  • Le consulat de France est à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches en ce qui concerne le rapatriement. Le pays dans lequel vous êtes ne vous aidera en rien dans ce processus.
  • Prenez attache avec votre assurance afin de connaître précisément l’étendue de votre couverture sociale. Dans certains cas, une assurance rapatriement peut vous être accordée si vous avez payé votre billet d’avion par carte bancaire.