Japon : Argent et fiscalité

La banque

Pouvoir disposer de son argent à tout moment et dans les meilleures conditions est non seulement appréciable mais indispensable. Les grandes banques françaises, au travers de leurs succursales à l’étranger ou de leurs réseaux de correspondants, sont amenées à gérer en France des comptes de non-résidents. Les prestations sont à peu près similaires mais les coûts eux sont variables. Prenez le temps nécessaire et comparez ! Ouverture d’un compte : Un document d’identité (passeport, permis de conduire, carte de résident, etc.) est nécessaire pour ouvrir un compte bancaire au Japon. Les différents types de compte : Il existe quatre types de compte au Japon : le compte en banque ordinaire (futsu yokin), les créances à terme (teiki yokin), le compte chèque (toza furikae yokin) et le compte fermé (tsumitate yokin). Vous pouvez alors bénéficier d’une carte bancaire vous permettant de retirer ou de déposer de l’argent, d’effectuer un transfert ou de consulter votre compte, au moyen des distributeurs automatiques d’argent ATM (Automatic Teller Machine). À noter que les bureaux de poste offrent également des services bancaires, presque identiques à ceux fournis par les banques. Quelques différences : Les habitudes en matière de paiement ou autre opération financière ne sont pas les mêmes : - Les espèces sont très largement utilisées, même pour de grosses transactions. - L’usage de la carte de crédit n’est pas très répandu au Japon, mais il se développe. Dans les grandes villes, vous pouvez régler vos dépenses (hôtels, restaurants, grands magasins) au moyen d’une carte de paiement internationale (Visa et Mastercard essentiellement). - La plupart des distributeurs de billets (ATM) n’acceptent pas les cartes de crédit et les cartes bancaires émises en dehors du Japon. Les heures d’ouverture sont limitées (en général, pendant les heures d’ouverture des banques). Le week-end, beaucoup ne sont accessibles que la samedi matin. À Tōkyō et dans les grandes villes, ces opérations sont possibles auprès de certaines succursales de la Citibank (www.citibank.co.jp/en/shpatm/al001a_index.html) ou de la banque Mitsui-Sumitomo (pour la Visa International). Réglementation des changes : Une déclaration douanière est à priori nécessaire si vous transportez physiquement des chèques, titres et billets d’un montant supérieur à 1 million de yens (6 500 € environ). Tout transfert de fonds à destination ou en provenance de l’étranger supérieur à 30 millions de yens (195 000 € environ) est soumis à déclaration auprès de la banque japonaise émettrice ou bénéficiaire, qui transmet à la Banque du Japon qui en informe ensuite le ministère des Finances.

NOTRE CONSEIL

D’une manière générale, et pour faciliter vos paiements, il est recommandé de se pourvoir en chèques de voyage libellés en yens. Ne négligez pas le compte laissé en France, optez pour l’ouverture d’un compte de non-résident qui vous assiste et vous propose des solutions sûr mesure dans le carde de votre gestion bancaire. Il vous apporte également des réponses les plus adaptées à votre situation.


Coût de la vie

Estimation du budget moyen mensuel Le candidat à l'expatriation devra se garder de chercher à apprécier sa situation en convertissant tous les chiffres en euros, ou en tentant de déterminer le pouvoir d'achat en France du montant obtenu. Cette appréciation doit se faire avant tout sur le montant des dépenses dans le pays d'expatriation, qu'elles soient exprimées en monnaie locale ou en euros. Estimation du budget moyen mensuel pour un expatrié : - pour un célibataire : 3 500 € 
- pour un couple : 5 500 € 
- pour un couple avec 2 enfants : 8 000 € Prix de la vie courante Une baguette de pain : 250 yens soit 1.5 euros Un paquet de 20 cigarettes : 400 yens, soit 3,80 euros Une place de cinéma : 1544 yens soit 14,33 euros Un litre de bière dans un bar : 1 165 yens soit 10,80 euros

La fiscalité

La France et le Japon ont signé le 3 mars 1995 une convention fiscale en vue d'éviter les doubles impositions et de prévenir l'évasion et la fraude fiscales en matière d'impôts sur le revenu. Cette convention est entrée en vigueur le 21 mars 1996. Un avenant à cette convention a été signé à Paris le 11 janvier 2007 et est entré en vigueur le 1er décembre 2007. En vertu de l'article 55 de la Constitution, les conventions fiscales, qui répartissent entre les Etats le droit d'imposer, prévalent sur les dispositions fiscales de droit interne. Ces textes sont consultables sur les sites suivants : www.impot.gouv.fr Rubrique "documentation > international > rechercher une convention fiscale" ; www.legifrance.gouv.fr Rubrique "le JO depuis 1990". Indiquez les références suivantes : décret n°96-408 publié au journal officiel du 16 mai 1996 pour la convention et décret n°2007-1675 publié au journal officiel du 29 novembre 2007 pour l'avenant à la convention. Champ d'application de la convention La convention franco-japonaise ne s'applique qu'aux personnes résidant dans l'un des Etats contractants ou dans les deux. En vertu de l'article 4-1 de la convention, une personne est considérée comme résidente d'un Etat contractant si elle assujettie à l'impôt dans cet Etat en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège social, de son siège de direction ou de tout autre critère analogue. N'est pas considérée comme résidente d'un Etat contractant la personne qui n'est assujettie à l'impôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat. Lorsqu'une personne est considérée comme résidente dans chacun des deux Etats contractants, l'article 4-2 prévoit des critères subsidiaires permettant de déterminer une résidence unique au regard de la convention. Une personne est considérée résidente de l'Etat contractant où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent. Si cette personne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans chacun des deux Etats contractants, elle est considérée comme résidente de l'Etat contractant avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux). Si le centre des intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, une personne est considérée comme résidente de l'Etat contractant où elle séjourne de façon habituelle. Si cette personne séjourne de façon habituelle dans chacun des Etats contractants ou dans aucun d'eux, elle est considérée résidente de l'Etat contractant dont elle possède la nationalité. Enfin, si cette personne possède la nationalité de chacun des Etats contractants ou d'aucun d'eux, sa résidence est alors déterminée d'un commun accord entre les autorités françaises et japonaises.