Costa Rica : Transport

Le bus est un moyen très utilisé au Costa Rica, les Costariciens n'ayant pas les moyens d'avoir une voiture pour une grande partie d'entre eux, ils utilisent le bus au quotidien. Contrairement à la France par exemple, ici le bus va partout dans le pays, il dessert très bien toutes les campagnes du Costa Rica pour un coût très bas. Il s’agit vraiment du moyen de transport le moins onéreux, de plus il passe régulièrement -généralement toutes les 10 à 15 minutes- dans les banlieues à proximité des villes, toutes les 30 minutes ou plus en campagne ainsi que les dimanches, et sur des routes totalement isolées où il y a très peu d'habitants, il y a au moins 1 bus par jour.

Si vous souhaitez acheter une voiture dans le pays, c'est possible et je vous recommande de le faire et de ne pas prévoir de venir avec votre voiture, cela coûte horriblement cher car il faudra payer un container, le transport et surtout des taxes qui sont très importantes sur les voitures dans le pays. À moins que vous ne restiez qu'en ville, c'est-à-dire à San José et encore, il faudra prévoir l'achat d'un 4x4, indispensable au Costa Rica suite à l'état des routes qui ne sont pas idéales : il y a encore de nombreux chemins en pierre non goudronnés dans certaines régions comme dans le nord à Guanacaste ou Monteverde par exemple.

Votre permis de conduire français est accepté au Costa Rica. En fait, tout dépend du temps pendant lequel vous restez dans le pays. Si vous êtes ici comme touriste, avec une voiture de location, alors il n'y a pas de problème, il sera accepté. Par contre après 90 jours dans le pays, il vous faudra faire reconnaître votre permis français pour en obtenir un Costaricien. Cela peut être long et il vous faudra passer une visite médicale. Il est conseillé également d'avoir un permis international que vous devrez avoir avec vous en plus du permis français, il est très facile et rapide à obtenir, il faut juste le prévoir avant de quitter le pays, et faire la demande dans la préfecture de votre lieu de résidence.

Conduire au Costa Rica fait peur au début et c'est normal, car les règles sont un peu celle de la « jungle » sur la route entre automobilistes. Un seul conseil, soyez très prudent lorsque vous conduisez, surtout dans la vallée centrale et dans les villes et encore plus à San José. Vous vous rendrez vite compte également – ce qui est fortement énervant pour un étranger – que le « klaxon » est très utilisé. Pour tout, le Costaricien va klaxonner, il suffit que le trafic ralentisse juste un peu, que vous n'ayez pas démarré dans la seconde au passage du feu au vert, mais c'est comme une coutume ici, et ce n'est pas près de changer. Il ne faut pas y prêter attention, et surtout, ne pas s'énerver.

Par contre, pour forcer un peu le passage, pour remercier quelqu'un, la meilleure façon reste un signe du bras à l'extérieur par le carreau de la voiture. Lui demander par exemple de vous laisser passer avec un sourire ou un geste de remerciement, est, je vous assure, bien plus efficace que le klaxon.
Les règles de circulation restent les mêmes que chez nous avec des textes de loi qui se renforcent et qui sont de plus en plus stricts. Les montants des amendes sont importants en général, mais sur le terrain, en réalité, c'est encore bien différent, où les règles de circulation sont très peu respectées. Les erreurs les plus courantes que l'on retrouve : les fameuses priorités. Il n’y a vraiment aucun respect de celles-ci, le plus fort passe, il double par la droite comme par la gauche – mais ne vous inquiétez pas, prenez votre temps au début et tout se passera très bien.

Les feux au Costa Rica sont comme aux États-Unis, accrochés à un câble en hauteur, et au début, on se demande avec un peu de vent, qu'elle est le bon feu. En revanche, il existe un système de feu vert clignotant qui vous informe que le feu va passer à l’orange, (ce qui n'empêche pas les voitures de passer à l'orange).

Les Costariciens ont tendance à préférer éviter le nid-de-poule au sol en se déportant sans penser à la voiture qui arrive en face, soyez donc vigilant ! Il est courant également que certaines routes soit fermées durant la saison des pluies pour des raisons d'éboulement de terrain. Pour les passages en rivière, je vous conseille d'observer si les voitures passent et comment elles le font. Si vous n'êtes pas sûr de vous, demandez à une personne du coin par où passer. Marchez dans l’eau devant la voiture pour guider le conducteur. Avec un 4x4, si l’eau arrive à la hauteur des portières, ça passe. L’essentiel est qu’elle n’infiltre pas l’entrée d’air du carburateur (ou encore la prise d’air du moteur).

Si possible, évitez de conduire de longs trajets la nuit, c'est vraiment très très fatigant et cela vous demande une concentration extrême pour une simple raison, il va falloir comme dans un jeux vidéo - mais là c'est la réalité - éviter les piétons qui marchent au bord de la route dans le noir et que vous voyez uniquement au dernier moment. De même pour les vélos sans aucune lumière, ou pour les gens qui discutent dans le noir sur le bord de la route devant leur maison. De plus, surtout en campagne, il n'y a aucune signalisation sur les bordures de route (trait blanc) et donc la conduite est plus fatigante. Il est courant sur un trajet de faire 10 km de route en bitume puis 5 km de chemin en terre qui arrive d'un seul coup, avec trous et pierres où vous pourrez rouler seulement à 15 km /heure.

Pour la vitesse, c'est 25 km/heure devant les écoles avec de nombreux dos d’âne (reductores de velocidad) dans les villages très hauts et souvent par deux à suivre à une dizaine de mètres l'un de l'autre. Bien visible parfois en jaune, il arrive également qu'il ne soit plus du tout visible alors faite attention notamment la nuit. En ville c'est 40 km/heure ou dans les zones avec un village en général, 60 km/heure sur les routes classiques et 90 km/heure maximum sur l'autoroute. La vitesse est indiquée par des panneaux de signalisation à droite de la chaussée, respectez bien la vitesse, il y a aujourd'hui denombreux contrôles et vous pourrez prendre une amende soit par la police des transits, soit par un radar automatique, pouvant aller en cas de fort dépassement à la mobilisation du véhicule ou l'enlèvement des plaques d'immatriculation que vous ne pourrez récupérer qu'après le passage au tribunal.

 

Pour en savoir plus sur le transport, la voiture, les routes, les assurances voitures et les bus du Costa Rica, vous pouvez profiter de tous les conseils de Vincent, jeune expatrié depuis plus de 2 ans au Costa Rica, qui est l'auteur du livre « Heureux au Soleil, le guide pratique pour réussir son installation au Costa Rica » et qui développera ces points bien plus en profondeur.