Canada : Emploi et Contrat de travail

Trouver un emploi

Avant de partir :

Ne songez même pas à partir si vous n’avez pas de contrat de travail en poche ou une inscription universitaire ! France-Expatriés détaille ici les organismes d’aide à l’emploi, vous indique où et comment trouver un travail ou un stage et vous renseigne sur les profils les plus recherchés. De nombreux centres de Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) sont répartis sur l'ensemble du territoire canadien. Vous trouverez leurs coordonnées sur le site Internet de Service Canada : www.servicecanada.gc.ca/ Rubrique " trouver un centre Service Canada près de chez vous ". RHDSC peut s'apparenter à l'ANPE et à l'ASSEDIC réunies et couvre de nombreux programmes et services dans les domaines social et de l'emploi (aide à la recherche d'emploi, tendances du marché de l'emploi, législation et conseils juridiques, recensement des sites canadiens consacrés à l'emploi, dont le recrutement et les supports d'annonces, contrôle et gestion de l'allocation chômage, apprentissage, développement social et professionnel, etc.). Si vous résidez en Ontario, dans le Manitoba ou dans la province de la Saskatchewan, vous pouvez contacter le Comité consulaire pour l'emploi et la formation professionnelle du consulat général de France à Toronto :

c/o Consulat général de France à Toronto  2 Bloor Street East - suite 2200 - 22ème étage - Toronto (Ontario) M4W 1A8  Téléphone : [1] (416) 847 18 88 - Télécopie : [1] (416) 847 19 01  Courriel : emploi@consulfrance-toronto.org - Internet : www.emploitoronto.com 

Trouver un emploi :

  • Le Club de Recherche d’emploi du Québec a des bureaux un peu partout au Canada, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire. Il aide de nombreux chercheurs d’emploi à trouver un poste, en parallèle avec les organismes étatiques.
  • Le Ministère du développement des Ressources humaines du Canada pour connaître les adresses de ses bureaux locaux (équivalents des ANPE en France). Vous pourrez aussi vous renseigner sur les modalités de l’assurance-emploi et les programmes fédéraux de formation et d’aide à l’embauche.
  • Le Ministère de l’immigration et de la citoyenneté met aussi en place des programmes d’aide à l’insertion des nouveaux arrivants. Avant votre départ ou une fois sur place, n’hésitez pas à le contacter.

Vous pouvez également vous renseigner auprès des nombreuses Chambres du commerce et de l’industrie françaises présentes sur place. En France ou au Canada, demandez conseils et renseignements au service d’orientation du Conseil Français du Commerce Extérieur.

Les agences de travail temporaire :

Spécialisées dans le placement de personnel qualifié. Les frais sont à la charge de votre futur employeur, donc ne donnez pas d’argent à une agence de travail temporaire.

 

Consultez également les annonces classées de grands journaux locaux comme Le Quotidien, La Presse, La Liberté, etc. 

 

Sites Internet :

Trouver un stage

FE conseille de vous y prendre 5 à 6 mois à l’avance pour la recherche de vos stages. Un CV et une lettre de motivation, rédigés dans les deux langues c’est l’idéal, sont indispensables. La rémunération escomptée oscille entre 300 et 500 $ CAN/mois. Plusieurs universités proposent des stages aux étudiants. N’hésitez pas à entrer en contact avec les campus attenants aux établissements de votre région d’implantation. Vous pouvez aussi consulter les journaux étudiants, comme The Voice, This is Carleton, Concordia University, Magazine, etc. L’Office Franco-Québécois pour la jeunesse (OFQJ), centralise les offres d’emplois et de stages de deux à douze semaines maximum. L’Association française pour les stages techniques à l’étranger saura également vous conseiller.

 

Le CV Le curriculum vitae canadien, qu'il soit rédigé en anglais ou en français, est semblable au curriculum vitae américain. Il privilégie la chronologie inversée et doit mentionner l'objectif de carrière (career objective). La rubrique " expérience professionnelle " (work experience) est rédigée dans un style télégraphique, en évitant l'emploi du "je".  Les renseignements contenus dans cette dernière rubrique sont ordonnés de la façon suivante : tout d'abord la fonction occupée, suivie du nom de l'entreprise et de la période d'activité. Il n'est cependant pas nécessaire d'indiquer les coordonnées détaillées de vos employeurs. L'Amérique du Nord est très friande de chiffres qui sont synonymes de résultats. Il peut s'agir des résultats scolaires et universitaires lorsqu'ils sont bons, du classement dans la promotion, etc.. L'équivalence en anglais de vos diplômes français doit être clairement indiquée. Les Canadiens acceptent les curriculums vitae de deux ou trois pages. Le curriculum vitae doit être accompagné d'une lettre de motivation dactylographiée. La photographie n'est pas obligatoire.

Conseils pratiques

Secteurs porteurs :

Voici une liste non-exhaustive des activités ayant le meilleur potentiel d’embauche :

  • Les métiers des langues : traducteurs, interprètes.
  • L’industrie forestière, les mines et l’industrie pétrolière.
  • Les métiers de la finance et des assurances.
  • Aérospatial–automobile (commerce, investissements, coentreprises, partenariats de tout type)
  • Agroalimentaire (vins et spiritueux, mais aussi tous les produits d’épicerie, où de nombreuses niches existent)
  • Produits chimiques
  • Métiers de l'informatique et technologies de l’information et de la Communication (logiciels et autres)
  • L’environnement
  • Les soins de santé, assitances sociales et les Sciences de la vie (Biotechnologie, Appareils médicaux, produits pharmaceutiques et cosmétiques)

Dans l’Etat de Québec : biens de consommation courante tels produits pharmaceutiques, parfumerie, cosmétiques, meubles, articles de mode, décoration, cadeaux, etc...

Dans l’Etat d’Ontario : automobile, environnement, nouveaux matériaux et plasturgie, transports.

Dans l’Etat d’Alberta et Colombie-Britannique : énergie (pétrole, gaz naturel)

Investissements français :

La France est le 3ème investisseur étranger au Canada en termes de stock, avec 7,6% des investissements directs étrangers, en 2004, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Plus de 400 filiales françaises y sont implantées. Selon les statistiques canadiennes, les exportations françaises vers le Canada se sont élevées à 5 334 millions CAD et sont concentrées sur le Québec (53 %) et l’Ontario (34 %) en 2004. La France est le 3ème partenaire commercial européen du Canada et le 8ème dans le monde, en 2004.

Principaux investisseurs français : À l'exception notable des constructeurs automobiles, la plupart des grands groupes industriels français sont présents, tant dans le domaine des biens d'équipement et des demi-produits (Alstom, Messier-Dowty, Usinor-Arcelor, Air Liquide, Lafarge), des équipements automobiles (Michelin, Faurecia, Valeo), des biens de consommation (l'Oréal, Danone, Essilor) que des technologies de l'information (Alcatel, Ubisoft). A noter : les Français ont une très bonne réputation dans l’hôtellerie, la restauration et les métiers de bouche.

Contrat de travail

Il ne suffit pas de posséder un contrat de travail ou d’obtenir une promesse d’embauche par téléphone ou par fax ! Quels sont vos droits, comment les faire respecter ? Que doit contenir votre contrat, quels recours avez-vous pour le rompre ? Autant d’interrogations qu’il vaut mieux clarifier avant son départ…N'ayez crainte, FE vous guide !

 

Vous entamez les négociations avec votre employeur : première étape, avant votre départ, la rédaction de votre contrat de travail. Ne vous lancez pas tête baissée, portez une attention toute particulière à la préparation de votre contrat. Lois applicables ? Juridictions compétentes en cas de litige ? Clauses essentielles devant apparaître ? Telles sont les principales questions que vous devez vous poser. 

 

Conditions du contrat de travail :

Pour travailler au Canada, vous devez bénéficier d’une autorisation d’emploi (AE). Pour ce faire, votre employeur doit d’abord déposer une demande auprès du Centre de l’Emploi du Canada (CEC) et prouver aux autorités canadiennes que l’embauche d’un non-résident ne nuira pas aux possibilités d’emploi des Canadiens. Il devra démontrer aux autorités qu’il a tenté d’engager des Canadiens pour occuper le poste mais qu’aucun ne remplissait les exigences du poste ou n’a répondu à l’offre. A noter : le simple fait de demander une AE coûte 150 CAD (environ 101 €), même si celle-ci ne vous est pas octroyée.

 


ATTENTION !!!

A titre indicatif, en 1998, 173 000 autorisations d’emploi ont été délivrées, ce qui tend à prouver que la démarche est plus aisée dans les faits que sur le papier ! Les contraintes administratives, permettant de s’établir ou de travailler au Canada, sont beaucoup moins pesantes pour les entrepreneurs, les investisseurs et les travailleurs autonomes (professions libérales). De même, les professions à haut degré de qualification (ingénieur, spécialisation scientifique ou technique…) y sont très recherchées.


 

 

  • Durée du travail : 40 heures hebdomadaires.
  • Repos journalier : temps de repos minimum : 12h/jour. 
  • Congés payés légaux : minimum de deux semaines par an. Des règles particulières s’appliquent dans chaque province. 
  • Ex : Au Nouveau-Brunswick, après huit ans d’embauche, les congés minimums sont de trois semaines.

 

 

Si vous exercez une profession à forte valeur ajoutée, vous n’aurez aucun problème pour obtenir un visa au Canada. Mais si ce n’est pas votre cas, le mieux est sans doute de partir d’abord en touriste. Sur place, trouver un emploi ne relève pas de l’exploit. Et une fois embauché, le visa canadien sera bien moins difficile à décrocher. 

 

Contenu du contrat de travail :

Les lois sur l’emploi s’appliquent à tous les employeurs et employés, qu’ils soient Canadiens ou non. Le Code canadien du travail stipule les normes minimales d’emploi. Mais, mises à part certaines lois fédérales, qui s’appliquent dans des secteurs déterminés comme la banque, les chemins de fer, les aéroports, la radio diffusion ou certaines entreprises inter-provinciales, ce sont les lois propres à chaque province, qui régissent les conditions de travail. Le droit du travail canadien, a pour modèle le droit européen : il se compose classiquement du droit individuel et de conventions collectives.  

 


ATTENTION !!!

Il importe de se renseigner sur les spécificités législatives, propres à la province où vous vous trouvez, et au secteur dans lequel vous travaillez.


 

D’autre part, syndicats et employeurs peuvent s’entendre pour ajouter à la négociation collective des clauses faisant de l’adhésion à un syndicat une condition d’emploi : c’est ce que l’on appelle la clause d’atelier syndical. Si vous vous posez des questions ou si vous vous sentez lésé par vos conditions de travail, n’hésitez pas à consulter le site de la Commission de coopération dans le domaine du travail en Amérique du Nord, qui détaille de façon très précise la réglementation du travail au Canada. La majorité des syndicats nationaux et internationaux sont affiliés au Congrès, qui compte 12 fédérations provinciales et territoriales et 125 conseils du travail. Et, dans tous les cas, exigez un contrat de travail, rédigé à l’écrit, et assurez-vous qu’il contienne bien toutes ces informations :

  • Identité de l’employeur et de l’employé
  • Lieu de travail
  • Date et durée du contrat
  • Fonction et catégorie de l’employé
  • Montant de la rémunération et périodicité de versement
  • Durée de travail journalier
  • Délai de préavis et de congés payés
  • La convention collective applicable (s’il y a lieu) 

Rupture du contrat de travail :

Il n’existe pas, au Canada, de concept de « licenciement arbitraire ». Tous les employés ont droit à un préavis de licenciement, sauf s’il existe un motif raisonnable de renvoi, tel que :

  • Une faute majeure
  • L’incompétence
  • Le manquement constant au devoir

Un préavis peut être donné, avant la date prévue pour le licenciement, ou peut être versé sous la forme d’indemnité. La loi ou les règlements provinciaux précisent la période minimale de préavis ou un montant équivalant à la rémunération pour cette période. Mais, outre les périodes et les montants définis par la loi, un employé peut intenter des poursuites judiciaires pour obtenir des indemnités plus élevées que celles qu’il a reçues et qu’un tribunal pourra juger « raisonnables ». Le tribunal prendra en compte les circonstances entourant chaque cas : l’âge de l’employé, la durée de son emploi, le poste qu’il occupait, sa place dans la hiérarchie de l’entreprise, sa rémunération et ses possibilités de trouver un emploi semblable dans la région. Le tribunal vérifiera également si l’employé a été incité à quitter un emploi stable et rémunérateur.

En cas de litige, le Congrès du travail du Canada, saura vous aider et vous conseiller. Autrement dit, si licencier quelqu’un paraît facile de prime abord, l’employeur est obligé d’y réfléchir à deux fois car cela peut lui coûter très cher en indemnités.

 

Pour ceux qui sont habitués à cinq semaines de vacances minimum et à des conditions apparemment plus enviables, gardez en mémoire qu'au Canada, les heures de travail sont beaucoup moins étalées, l’atmosphère plus détendue et les relations au sein de l’entreprise bien moins hiérarchisées qu'en Europe.